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Le
Républicain Lorrain
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dimanche
7 décembre 2003
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| DANSE |
CRITIQUE
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Les
Corps livrent leurs secrets
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| Les rapports étroits entre musique et danse ont déjà été explorés à L'Arsenal de Metz par maints compositeurs en relation directe avec un chorégraphe, la pluridisciplinarité étant devenue nécessité pour que fasse un bond en avant artistes de la danse et artistes du son. La démarche de la Québécoise Isabelle Van Grimde avec la complicité de Marie-Hélène Fournier rappelle celle qu'avait initiée dans les années 1995 en ce même Arsenal le compositeur en résidence Patrick Marckland et la chorégraphe Nadine Hernu. Le but poursuivi était alors de hausser l'art de Terpsichore à un niveau d'élaboration et de spéculation encore jamais atteint et qui découlait d'une écriture commune demandant à l'un et à l'autre, une approche nouvelle de la forme et du temps. La pièce qui en résultait était plus fouillée voire abstraite, mais la symbiose entre les deux disciplines était nettement perceptible. Dans les propos de " Saetta ", | " chorégraphie-concert " du tandem Isabelle Van Grimde-Marie-Hélène Fournier, le tissu musical est beaucoup moins complexe, qui oscille entre propositions acousmatiques d'une parfaite clarté aquatique et ornithologique et une mosaïque répétitive d'arabesques jouées " live " au piano avec, en simultané ou en alterné, un jeu d'harmoniques et de notes tenues dans le grave du violoncelle.Dans ce " quatre mains " où la musicienne aspire à recréer une manière de gestuelle sonore et où la chorégraphe tentera une polyphonie des mouvements chez quatre danseurs de la compagnie " Corps Secrets ", l'interactivité est lisible. Cependant, on remarquera davantage le travail sur le corps et sur la gestuelle proposée. Moins athlétique que peut l'être un Preljocaj, Isabelle Van Grimde vise avant tout la précision du geste dans sa calligraphie, sa trajectoire et sa finalité. | Dans ce
spectacle où les jeux raffinés de lumière sur les boiseries
de scène et sur l'écran blanc du fond tiennent lieu de décor
dans ce volume parallélépipédique nu et limpide, la
première des deux parties ( 50 minutes au total) a pu sembler plus
en rapport avec la technique contemporaine pure de la danse. L'écriture
chorégraphique tient du dessin vif et prompt dans l'espace, élancé,
glissé, plus anguleux que courbe et il inclut de surprenantes virevoltes
et autres maëstroms, sans toutefois chercher la virtuosité pour
elle-même. La seconde partie semblait plus liée à la
dramaturgie du corps multiple qui, dans un espace rectangulaire au sol,
évoluait autour d'un point focal imaginaire, où l'en-dedans
exposait plus urgemment le danseur que l'en-dehors. Un beau travail de puriste
en direction de la stylisation contemporaine. Georges MASSON. |
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